Infos pratiques Aéromodélisme

TOUTES LES INFOS PRATIQUES SUR L’AÉROMODÉLISME…

Voler comme en Grandeurs…

A SAVOIR

  • Sécurité : les modèles réduits sont régulièrement contrôlés avant le décollage par les pilotes. Les pilotes doivent respecter la réglementation en vigueur (distance de sécurité, double commande, vol à vue etc…). Si les consignes de sécurité sont respectées, il n’y a pas de risque particulier pour pratiquer cette activité.
  • Saisons pour voler : toute l’année en fonction de la météo.
  • Côté pratique : l’activité se pratique généralement en extérieur sur un terrain dégagé (club de modélisme ou terrain de foot par exemple). Pour le côté pratique, il faut s’habiller en fonction de la météo du jour. Casquette et lunettes de soleil sont recommandées.

LES CATÉGORIES

Il existe huit grandes catégories en aéromodélisme classées de la façon suivante :

  • F1 : Vol Libre (VL) : le vol libre est la discipline la plus ancienne de l’aéromodélisme. Le vol libre consiste à effectuer des vols de durées, en intérieur ou extérieur, avec un modèle qui peut être un planeur pur ou propulsé (élastiques par exemple). Aucun paramètre ne peut être modifié au cours du vol, le modèle est donc laissé « libre » en vol.
  • F2 : Vol Circulaire Commandé (VCC) : le vol circulaire est pratiqué avec des modèles équipés de moteurs qui sont pilotés par deux câbles en acier munis d’une poignée permettant d’actionner la commande de profondeur. Le modèle monte ou descend dans une demi-sphère qui est centrée sur le pilote.
  • F3 : Vol Radio-Commandé (VRC) : le vol radio-commandé est la discipline la plus pratiquée. Les modèles évoluent grâce à un émetteur (radio-commande) qui envoie des signaux à un récepteur placé dans le modèle. Le récepteur traduit ces signaux en ordres qui sont ensuit envoyés vers des « servomoteurs » (servos) qui vont agir sur les gouvernes. Le pilote fait donc évoluer son modèle de la façon qu’il veut.
  • F4 : Maquettes Volantes, que ce soit en VL, VCC ou VRC : la catégorie maquette est une discipline qui est, en quelque sorte, l’aboutissement du modélisme. Cela permet de voir évoluer des machines modèles réduits, identiques à des machines ayant volé ou volant toujours (grandeur). Cette discipline demande, entre autre, beaucoup de minutie et de patience.
  • F5 : Vol Radio-Commandé électrique : la catégorie F5 est une extension des catégories F1 et F3 (principalement F3) mais exclusivement réservée aux modèles électriques. Cette catégorie a vu le jour suite à l’essor de l’électrique en aéromodélisme ces dernières années grâce à une électronique miniaturisée, des moteurs fiabilisés et plus puissants et des accus plus légers et plus puissants.
  • F6 : Catégorie Promotion : la catégorie F6 représente des disciplines « en développement » au niveau des compétitions mais aussi dédiées à assurer la promotion de l’aéromodélisme auprès du grand public.
  • F7 : Aérostats : ballons, montgolfières et dirigeables
  • SM : Modèles Spatiaux (Space Models)

Pour toutes ces catégories, il existe différentes disciplines comme : planeur, avion, hélico, vol de pente, remorqué, indoor, racer, drone (lien vers notre page « Activité drone ») etc…

ÉLÉMENTS NÉCESSAIRES POUR VOLER

  • Une radio commande et un récepteur et leurs différents modes
  • Les appareils (les différents modèles réduits) : avions, planeurs, hélico…
  • Autres éléments nécessaires pour faire voler un modèle réduit : batteries, chargeur…

LA RADIO

Parlons d’abord de l’élément principal, la radio. Son principe de fonctionnement est simple : elle sert à commander le modèle qui est composé d’un émetteur, d’un récepteur, le tout alimenté en électricité. L’émetteur dispose de manches de commandes pouvant basculer d’avant en arrière sur leurs axes (gauche / droite). Chaque axe est équipé d’un potentiomètre qui va permettre d’obtenir une mesure. Cette mesure est transmise au récepteur qui la restitue au contrôleur de vol. On distingue plusieurs types de radios : les radios à volant pour conduire ou piloter des voitures, des camions, des hors-bords et les radios à manches servant à piloter des avions, planeurs, hélicoptères et drones. Les radios les plus évoluées ont 16 voies voire plus : véritables bijoux d’électronique, les canaux peuvent être mixés entre eux quasiment sans limite.

Les différentes voies pilotées par la radio permettent de donner des « ordres » aux « servos » afin d’agir sur la mécanique.

radio

La radio-commande : pour piloter, il faut un émetteur radio pour le pilote et un récepteur dans le modèle réduit. Il existe plusieurs technologies pour les radio-commandes, les radios FM en 41 MHz (de moins en moins utilisées) et les radios en 2,4 GHz, souvent programmables pour s’adapter à chaque appareil radio-commandé. Une radio-commande doit idéalement comporter 6 voies. Pour piloter un modèle réduit, il faut 4 voies (pour les manettes/manches) et 2 voies supplémentaires (pour les interrupteurs) afin d’actionner certaines fonctions. Certaines radios fonctionnent dans les deux sens, c’est-à-dire qu’elles peuvent envoyer des ordres à l’émetteur mais aussi recevoir des informations de celui-ci (tension de la batterie, hauteur, distance,…)

recepteur

Le récepteur : il permet de recevoir les ordres de la radio afin de les transmettre au contrôleur de vol via les différentes voies de celui-ci. Les éléments du drone sont donc branchés sur chacune des voies du récepteur (contrôleur de vol, axes de la nacelle etc…).

Les modes pour la radio : explication ci-dessous dans le détail…

Le « MODE » d’une radiocommande correspond à la répartition des commandes pilotées sur le modèle radiocommandé sur les manches de l’émetteur. Le choix du mode est important car il détermine à la base le manche qui sera utilisé pour la commande des gaz. Ce manche a la particularité de ne pas disposer de ressort de rappel au neutre du manche dans le but de pouvoir, quand il est en position basse, couper ou mettre le moteur au ralenti.
On distingue 4 modes, les plus répandus étant les modes 1 et 2. Le mode le plus utilisé en France est le mode 1 en comparaison aux U.S.A. où le mode 2 est le plus répandu. Les fabricants de radiocommandes proposent généralement leur radio en mode 1 ou en mode 2 sachant que le mode est facilement adaptable en démontant et en inversant les commandes au niveau de l’émetteur; le point le plus crucial étant le manche des gaz. Le choix du mode reste un choix personnel même s’il tend à reproduire la position des commandes en « réel ». Il est toujours judicieux quand on apprend à piloter d’utiliser le mode le plus répandu dans le club où l’on va pratiquer.

LES APPAREILS

La plupart des modèles sont des « Kits » à construire; certains modèles sont déjà assemblés en usine (ARF = Almost Ready to Fly) et nécessitent peu de temps de montage et d’assemblage. D’autres modèles sont RTF (Ready To Fly), c’est à dire prêt à voler (à part charger les batteries !). Il existe beaucoup de modèles utilisant différents matériaux, différents types de moteur (thermique, électrique ou même des turbines). Les appareils les plus courants en aéromodélisme sont classés en 3 grands types : avion, planeur et hélicoptères. Il existe aussi d’autres types comme le drone (lien vers notre page « Activité drone ») , l’autogire ou les ballons…

  • Avions : il est nécessaire d’avoir une radio à quatre voies pour piloter un avion; celle-ci commande la profondeur, les ailerons, la dérive et les gaz. Des modèles plus sophistiqués ont en plus des volets et un train rentrant. Le moteur à explosion (thermique) est le standard; le moteur électrique permet de motoriser les modèles moins lourds. Des petits modèles conçus pour le vol en espace fermé, appelé aussi « vol indoor », effectué par exemple dans un gymnase, font appel aux moteurs dits « caoutchouc » ou à des tout petits moteurs électriques légers et performants. Il existe des modèles d’avions de vol circulaire qui sont reliés par câbles soit au pilote, soit à un plot autour duquel ils peuvent tourner à des vitesses extrêmement importantes.

Avion pour débuter : souvent en EPP (sorte de polystyrène rigide), il permet d’apprendre les bases du pilotage à un moindre coût, surtout en cas de crash.

Avion de voltige : souvent en toile et bois ou en EPP (sorte de polystyrène rigide), il permet d’effectuer des figures de voltige.

Jet : souvent en fibre ou en EPP (sorte de polystyrène rigide). Ce sont souvent des modèles d’avion Militaire (Alpha jet, Rafale…)

Warbird : souvent en EPP (sorte de polystyrène rigide) ou en toile et bois. Ce sont souvent des modèles d’avion Militaire de la première ou seconde guerre mondiale.

  • Planeurs : les petits planeurs d’initiation, dits « deux axes », sont équipés de radios deux voies, commandant la profondeur pour le tangage et la dérive pour obtenir du roulis induit. Les planeurs plus grands sont équipés d’ailerons « comme les vrais ». Les planeurs volent sans moteur en utilisant le vent pour voler : les vélivoles pratiquent le « vol thermique » (qui utilise les courants chauds ascendants que l’on rencontre facilement en plaine par beau temps) ou le « vol de pente » (qui utilise les courants ascendants produits par un vent continu s’appuyant sur une pente ,soit en montagne, soit en terrain fortement vallonné). Les « motoplaneurs » sont des planeurs qui peuvent recevoir une motorisation d’appoint pour éviter de devoir être tractés par un modèle d’avion les jours où le vent est insuffisant. LA plupart des Planeurs modèle réduit représente les « grandeurs » (les vrais planeurs à l’ échelle 1:1)

Planeur: souvent en toile et bois ou en fibre. Il faut une certaine pratique pour piloter ce genre d’appareils destiné au vol de pente ou au vol thermique en plaine.

Motoplaneur: souvent en EPP (sorte de polystyrène rigide) ou en toile et bois. Il permet d’apprendre les bases du pilotage à un moindre coût, surtout en cas de crash.

Planeur retro : souvent en toile et bois. La devise : « rester fidèle aux anciens planeurs ». Un exemple connu : le planeur à la fin du film « la grande vadrouille » avec Louis de Funes et Bourvil !

  • Hélicoptères : les hélicoptères radiocommandés sont des machines très techniques, dont le pilotage présente des possibilités intéressantes : vol vertical, vol stationnaire, vol dérapé, marche arrière. Cet intérêt est souvent alimenté par la difficulté pour piloter ce type d’appareils, moins stable que les avions à moteur ou les planeurs. Il existe 3 types de modèle pour pratiquer : le « Freestyle (3D = voltige) », le vol « Maquette » ou le « F3C »

Hélicoptère « Voltige » : souvent avec un châssis en carbone. Ce modèle permet d’apprendre les bases du pilotage et ou la voltige. Composé d’une bulle en fibre de verre et d’un train (patins et arceau) en plastique.

Hélicoptère « Maquette » : sur la base d’un hélicoptère de Voltige (châssis), la bulle en fibre de verre sera retirée au profit d’un beau fuselage maquette qui représentera un « grandeur ». Il est ensuite possible d’accessoiriser les modèles : tête de rotor « maquette », pales, kit lumière, pilotes, tableau de bord, antennes, poignées… afin que le modèle soit le plus fidèle par rapport au « grandeur ».

F3C

F3C : pilotage de voltige de précision avec des figures imposées.

Il existe 2 types de moteur pour les Hélicoptères RC : thermique (ci-dessous à gauche) ou électrique (ci-dessous à droite). Tous les autres composants (servo, gyroscope, contrôleur, récepteur…) sont communs.

helico-thermique
helico RC electrique

LES AUTRES ÉLÉMENTS NÉCESSAIRES POUR FAIRE VOLER UN MODÈLE RÉDUIT

accu_drone

La batterie : les batteries utilisées sur un modèle réduit sont essentiellement des « Lithium Polymère ». Elles sont issues d’une technologie qui permet d’avoir un très bon rapport poids/puissance. Un élément LiPo (1S) fournit une tension de 3,7 V. Sur un modèle réduit, on utilise en général des batteries à 3 ou 4 éléments (3S ou 4S). L’intensité est aussi un critère de choix. Une batterie de 3 000 mAH aura une meilleure autonomie qu’une batterie de 2 200 mAH. Un chargeur spécifique est à prévoir ainsi que des règles de sécurité très strictes car ces batteries peuvent exploser en cas de mauvaise manipulation. Les moteurs thermiques utilisent de l’essence spécifique

chargeur

Le chargeur : il permet la charge de tous types d’accumulateur (batterie), et notamment les LIPO et LiFe (A123) en mode équilibré.

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