Infos pratiques Parapente

TOUTES LES INFOS PRATIQUES SUR LE PARAPENTE

Le vol libre comme un oiseau…

A SAVOIR

  • Sécurité : le matériel est vérifié avant chaque vol (visite pré-vol) et entretenu régulièrement : suspentes, tissus et coutures, sangles, mousquetons et autres maillons. En parapente la sécurité c’est aussi une solide formation dans une école agréée par la FFVL, le respect de la nature et des éléments, une bonne connaissance de la météo et de l’aérologie, le respect des autres, des règles de priorité, des sites….une aile adaptée aux compétences et au poids du pilote, une aérologie adaptée aux compétences du pilote, et surtout de l’humilité en toutes circonstances.
  • Saisons pour voler : toute l’année. Mais les saisons propices sont le printemps et l’été car les thermiques y sont les plus favorables.
  • Côté pratique : il faut plutôt bien s’habiller pour un vol en Parapente. En effet, il fait plutôt froid en altitude. L’été il est possible de voler plus « léger ». Pensez juste à prendre un appareil photo ou votre téléphone portable et une paire de lunettes de soleil « pour ne pas trop en prendre plein les yeux… ».

LES APPAREILS

Les parapentes modernes sont constitués de plusieurs éléments techniques :

Les ailes : qui possèdent une épaisseur pour épouser au mieux le profil aérodynamique de type goutte d’eau qui est bien plus efficace aérodynamiquement qu’une simple surface de toile. La voile est construite en tissus « ripstop » tramé qui interdit toute propagation d’une déchirure, le tissu possède aussi une enduction pour limiter sa porosité et augmenter sa résistance aux rayons ultra-violets, principaux facteurs de vieillissement des tissus. Afin de donner une épaisseur et une forme au profil, on le sépare verticalement en caissons par des intercaissons en toile, verticaux et transversaux pour maintenir au mieux la forme requise.

Les suspentes : le suspentage est le réseau de fines cordes qui relie la sellette à la voile en se ramifiant, il y a beaucoup plus de suspentes hautes que de suspentes basses. Les suspentes sont en général gainées pour les protéger des agressions, ragage et rayons ultra-violets, ils possèdent une âme en fibres techniques extrêmement résistantes (aramides comme en KEVLAR ou polyéthylène comme le DYNEEMA). Les suspentes de chaque coté de l’aile sont regroupées par nappes transversales de l’avant vers l’arrière et attachées à des élévateurs, sangles qui permettent la liaison aile/sellette avec un maillon à fermeture sécurisée. Les élévateurs comportent un accélérateur, système permettant d’abaisser l’avant de l’aile (et donc de diminuer le calage) pour augmenter ponctuellement la vitesse de vol. La suspente basse des freins, nappe de suspentes qui permet de tirer sur l’arrière de l’aile pour tourner, est actionnée par une poignée et coulisse dans une petite poulie.

L’accélérateur : les élévateurs peuvent être actionnés par un accélérateur, celui-ci est actionné aux pieds et pend sous la sellette.

La sellette : le harnais des débuts est rapidement devenu une sellette pour permettre aux pilotes de voler confortablement et efficacement en se fatiguant moins. C’est aussi un élément de sécurité important qui outre sa propre solidité est aussi devenu un support pour les protections passives du dos en cas de chute de faible hauteur.

Dans la recherche de la performance, la sellette a aussi évolué aérodynamiquement pour réduire au maximum la résistance à l’air du pilote, aboutissant à des forme dites »cocon » qui intègrent les jambes sous un profil souple.

Parachute de secours : on peut aussi remarquer une poignée rouge qui est celle de la voile de secours, sécurité dite active, en général intégrée dans la sellette. Cette voile, majoritairement hémisphérique, peut être lancée par le pilote en cas d’incident de vol sérieux, même à faible hauteur et permet au pilote de se poser verticalement.

TECHNIQUE DE VOL

  • Le décollage : pour décoller il faut une pente. Après avoir placer son aile à terre, bien étalée (en forme de corolle) et face à la pente. Le parapentiste s’installe dans sa sellette en veillant bien à respecter les vérifications d’usage (check-list comme en aviation : points d’accrochages de la sellette, casque, radio, pas de clé dans les suspentes et parachute de secours (aiguille et poignée). L’idéal sera un léger vent qui remonte la pente face à lui pour faciliter le décollage et des conditions météorologiques adaptées. Quand toutes ces conditions sont réunies, la phase de gonflage commence. Elle consiste à tirer sur les élévateurs vers l’avant, ce qui a pour effet de lever la voile au-dessus de la tête, de façon qu’elle soit en état de vol, pour pouvoir ensuite décoller, soit en courant dans la pente (décollage dynamique), soit en utilisant l’aide du vent (on parlera alors de décollage statique, le pilote n’ayant pas à se déplacer pour créer la vitesse relative).
  • Le pilotage : il s’articule en trois points :
    • maîtriser la direction ou cap (droite ou gauche).
    • maîtriser l’équilibre de la voilure (interaction avec l’aile), principalement en tangage et roulis, puis aussi indirectement en lacet .
    • maîtriser la propulsion (accélérer ou freiner).
  • La vitesse : la vitesse de l’aile peut varier en actionnant les deux freins en même temps :
    • freins relâchés, le parapente volera à sa vitesse maximum, cette vitesse peut être augmentée en utilisant l’accélérateur ou des trims.
    • en freinant davantage, le régime de taux de chute minimum est atteint. C’est là que la vitesse verticale par rapport à la masse d’air est la plus basse.
  • Le virage : pour mettre un parapente en virage il existe différents moyens :
    • les poignées de commande
    • l’appuie sellette pour décharger une demi-aile
    • piloter aux arrières
    • utiliser l’accélérateur et/ou les trims asymétriquement
    • tirer sur une suspente de stabilisateur
  • L’atterrissage : un exercice délicat en parapente. En effet, il faut être capable d’atterrir quasiment n’importe où et dans n’importe quelles conditions. En parapente, le principe de l’atterrissage ressemble à celui de l’ avion. Avant d’avoir décollé, il faut déjà avoir prévu où l’on peut atterrir, sauf en vol de distance. Il se décompose en plusieurs phases :
    • l’approche : la manœuvre d’approche commence à un point et à une altitude qui dépend de la configuration du terrain et des conditions météorologiques dont le vent. L’objectif final de cette manœuvre est de se retrouver dans une trajectoire face au vent et face au point d’atterrissage choisi et à une distance et une altitude qui vont permettre d’arriver en touchant le sol à l’endroit désiré.
    • la finale : pendant cette phase, il est impératif d’être face au vent pour que la vitesse par rapport au sol soit la plus faible possible, pour une vitesse air la plus grande possible. En effet, plus la vitesse air est élevée, plus la marge de sécurité par rapport au décrochage est grande. Ainsi, le pilote pourra manœuvrer jusqu’à l’arrêt sans risquer un décrochage. Arrivé à environ deux mètres du sol, on tire progressivement sur les freins jusqu’à les avoir le plus bas possible (mains en dessous des hanches lors du touché des pieds). Cette action convertit la vitesse/air de l’aile (énergie cinétique) en altitude (énergie potentielle), et fait donc remonter légèrement le pilote ; idéalement, le freinage est dosé de telle façon que l’altitude soit simplement constante (en palier). Au sommet de l’arrondi, la vitesse horizontale par rapport au sol est quasiment nulle, et la voile devrait décrocher à ce moment-là. Si la manœuvre a bien été exécutée, à ce moment le parapentiste touche le sol et atterrit comme une fleur. Il continue de freiner son aile pour qu’elle tombe à terre. Il dégage alors la piste d’atterrissage et va soigneusement plier son aile sur le côté de la piste pour qu’elle soit prête pour un prochain vol. En cas de vent fort, pour éviter de se faire traîner en arrière au sol, il faut affaler la voile en provoquant une fermeture frontale ou une fermeture asymétrique.
  • Les différents types de vols : pour progresser il faut apprendre à utiliser les courants ascendants afin de remonter et prolonger son vol. Il existe deux types de courants ascendants : les « courants dynamiques » et les « courants thermiques », qui bien souvent se mélangent, et qui ne sont bien sûr jamais aussi simples dans la réalité que tels qu’on les modélise.
    • vol thermique : il consiste à utiliser des courants d’air ascendants appelés « thermiques », « ascendances », « pompes » ou « bulles ») afin de monter.
    • vol dynamique : il consiste à utiliser le vent lorsqu’il rencontre un relief (falaise, montagne…). Face à cet obstacle le vent prend une trajectoire à composante verticale pour le surmonter et crée une zone ascendante dans laquelle les parapentes peuvent monter.
  • Les instruments de vol : radio (pour communiquer avec les autres pilotes), altimètre (pour indiquer l’altitude), variomètre (pour indiquer le taux de montée verticale) et le GPS (pour indiquer la position ou le trajet).

INFORMATIONS SUR LA FILIÈRE

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