Infos pratiques ULM Autogire

TOUTES LES INFOS PRATIQUES SUR L’ULM AUTOGIRE…

Un appareil à mi chemin entre « hélicoptère et avion »…. Découvrez des sensations uniques. Du vol découverte (baptême) au vol d’instruction (pilotage), choisissez ce qui vous ressemble…

A SAVOIR

  • Sécurité : l’autogire comme tous les aéronefs est soumis aux contrôles réguliers de l’aéronautique. Des révisions des machines sont faites régulièrement ainsi qu’une visite pré vol effectuée par le pilote avant le décollage. Les autogires ne décrochent pas, ils ne peuvent pas perdre brutalement leur portance. Ils ne peuvent pas non plus partir en vrille (la vrille survient lorsqu’une aile seulement décroche).
  • Saisons pour voler : toute l’année bien sûr ! Croyez-vous que les pilotes ne volent pas à cause du froid ? et bien non. Un petit secret : les plus beaux vols sont en hiver lorsque tout est figé dehors….
  • Côté pratique : il faut plutôt bien s’habiller pour un vol en autogire. En effet la plupart des machines ne sont pas carénées (juste un petit pare-brise comme sur une moto), il fait plutôt froid en altitude. L’été il est possible de voler plus « léger ». Pensez juste à prendre un appareil photo ou votre téléphone portable et une paire de lunettes de soleil « pour ne pas trop en prendre plein les yeux… ».
  • Histoire : l’autogire a été inventé en 1923 par un ingénieur espagnol, Juan de la Cierva. Un autogire est un aérodyne qui ressemble à un hélicoptère. L’appareil est sustenté par la composante verticale de la portance de son rotor principal qui n’est pas horizontal (le disque rotor est relevé vers l’avant). Il est propulsé par une hélice entraînée par un moteur. La direction est assurée par une gouverne et par l’inclinaison latérale du plan du rotor en virage. Les autogires ont été brièvement utilisés avant la mise au point de l’hélicoptère. Longtemps délaissés au profit des hélicoptères, car ils ne pouvaient pas voler de manière stationnaire et avaient besoin de plus de place pour décoller, ils furent oubliés. Ils furent réintroduits dans les années 1950 par l’Américain d’origine russe Igor Bensen, alors que seuls des passionnés utilisent ces engins pour le loisir. L’évolution des techniques (matériaux composites, moteurs puissants et légers) a contribué à la faisabilité des autogires. Ils reviennent sur le devant de la scène grâce à leur maniabilité, leur faible encombrement et leur faible coût global de fonctionnement rapporté à celui d’un hélicoptère. La production d’autogire va du simple engin monoplace, au prototype militaire pouvant transporter une charge importante. Ils sont surtout utilisés pour l’observation et le loisir.

LE BREVET ET LES QUALIFICATIONS

En France, pour voler en Autogire, il faut disposer du brevet ULM théorique et d’un brevet pratique délivré par un instructeur habilité. Le brevet théorique est commun aux six classes d’ULM (paramoteurs, pendulaires, multiaxes, autogires, aérostats et hélicoptères). Le brevet pratique n’est délivré que pour une classe. La durée de la formation est environ de 20-25 heures, elle se déroule en double commande avec un instructeur en place arrière.

  • La formation au brevet d’ULM Autogire s’effectue en 3 phases
    • Phase 1, le brevet qui est composé :
      • d’une formation théorique (commune aux 6 classes d’ULM).Vous devrez vous procurer le manuel du pilote ULM pour vous préparer à l’examen organisé par la DGAC de votre région, sous forme de QCM. Au programme : mécanique de vol, météorologie, réglementation, navigation…Les titulaires des brevets de pilote privé avion, hélicoptère, planeur, n’ont pas à repasser l’examen théorique ULM, il est acquis par équivalence.Néanmoins, il faut mettre à jour ses connaissances en lisant le « manuel du pilote ULM ». Prérequis : Être âgé de 15 ans révolus et obtenir un certificat médical de non contre indication à la pratique de l’ULM (délivré par votre médecin traitant).
      • d’une partie pratique (le vol). Au programme : sécurité, découverte du vol, tenir et modifier une trajectoire, le virage, gestion du vol, le décollage, l’atterrissage, les pannes, virage grande inclinaison, gestion du vent de travers, navigation, etc…La durée de l’apprentissage dépend de chaque élève, de ses aptitudes, disponibilités, assiduité…etc.Il faut en moyenne entre 20 et 30h de vol pour être « breveté ». Le brevet vous permettra de voler seul à bord soit sur une machine d’école, soit sur votre propre machine.
    • Phase 2, l’emport passagers Autogire : sous forme d’un stage ou à la demande et après une expérience suffisante en tant que pilote monoplace, vous passerez à nouveau un examen avec un instructeur ULM, suivant un programme fédéral, afin d’obtenir l’autorisation d’emport d’un passager.
    • Phase 3, la qualification radiotéléphonie en langue Française : cette qualification (Phase 3) est commune à toutes les classes d’ULM.

TECHNIQUE DE VOL

Contrairement à un hélicoptère, le rotor libre d’un autogire n’est pas actionné par un moteur, mais est entraîné par le vent relatif, qui vient de l’avant, et qui est produit par la vitesse de l’appareil en translation. L’appareil est propulsé par une hélice entraînée par un petit moteur placée à l’arrière ou à l’avant de la cellule. Toutefois, lorsque l’autogire effectue une auto-rotation verticale, le moteur est au ralenti voire coupé, et c’est par le dessous du rotor que le vent relatif entraîne le rotor et assure la rotation nécessaire à la sustentation.

En conséquence, l’autogire est incapable de vol stationnaire, hormis dans les conditions de vent de plus de 50/60 km/h où, selon son poids, il lui est possible, en utilisant son propulseur et en se mettant face au vent, d’effectuer un vol stationnaire, cela par rapport au sol et non pas par rapport à la masse d’air. Toutefois, il peut monter et descendre presque à la verticale et effectuer des atterrissages et des décollages sur de très courtes distances.

La navigation : quant à elle, est identique à celle d’un avion de tourisme ou d’un hélicoptère : avec des cartes aériennes en respectant la réglementation ou à l’aide d’un GPS aéro.

En montée : il faut basculer la tête du rotor vers l’arrière pour augmenter son angle d’incidence. Une autre solution consiste à augmenter la vitesse de rotation du rotor à incidence constante. Inversement, pour descendre, on basculera la tête du rotor vers l’avant pour diminuer son angle d’incidence, mais tout en veillant à ce que cet angle reste positif. On peut aussi abaisser la vitesse du rotor à même incidence. Pour virer, on agit sur la dérive dans le sens voulu, il est nécessaire de pencher le rotor dans le même sens que la dérive. Deux nouvelles forces apparaissent, « Fv » la force du virage et « Fc » la force centrifuge. Il en résulte une inclinaison de l’appareil.

En descente : pour le vol en descente sans propulsion (par exemple, lorsque le moteur est défaillant), il faut incliner fortement le rotor vers l’avant pour obtenir un angle d’incidence proche de celui utilisé en descente. Une traction T est générée qui entretient la vitesse de l’appareil.

LES APPAREILS

MTO Sport

  • Autogire MTO Sport : c’est une machine avec un domaine de vol étendu, fabriquée en série et en Allemagne à plus de 1 600 exemplaires. Une machine facile à piloter, ludique, et simple à pré-lancer avec la possibilité d’emmener des sacs de voyage (2 sacoches à emporter de 20 litres sous les jambes du passager, 1 sacoche porte documents de 5 litres à côté du pilote, un espace sous le capot avant pour 7 kg de bagages). Un vrai bi-place confortable.
previous arrow
next arrow
Slider

Caractéristiques techniques du MTO Sport :

  • Charge utile : 200 kg, version MTO Sport S
  • Vitesse maximum : 185 km/h (testé à 230 km/h)
  • Vitesse croisière : 140/165 km/h selon moteur et rotor
  • Distance décollage sans vent : 20-70 m (selon rotor et moteur)
  • Distance atterrissage sans vent : 0-15 m
  • Volume réservoir : 2 x 35 litres
  • Longueur : 5,08 m
  • Largeur : 1,82 m
  • Hauteur : 2,65 m

Utilisations du MTO Sport :

  • École de pilotage : vol d’initiation au pilotage, instruction
  • Location de l’appareil à destination des pilotes privés
  • Vol découverte (baptême)
  • Vol Montagne

M24 Orion

  • Autogire M24 ORION : Cet autogire fabriqué par le leader italien historique Magni,  fut le 1er en 2008 à proposer une machine de série fermée, côte à côte. Confortable en navigation pour déplier une carte, il est aussi doté d’un chauffage pour l’hiver ou l’altitude. Il dispose également pour l’été de ventilations efficaces et pour les grosses chaleurs, il est possible d’enlever l’une ou l’autre porte, voire les deux. La convivialité d’une machine côte à côte le rend très agréable pour le vol à deux et l’instruction. L’espace accru au tableau de bord lui permet de disposer d’un équipement des plus complet (radio, transpondeur, GPS et flydat). Plusieurs coffres et sacoches sont disponibles pour l’emport de bagages.
previous arrow
next arrow
Slider

Caractéristiques techniques du M24 ORION :

  • Charge utile : 450 Kg max (285 kg à vide)
  • Vitesse maximum : 194 km/h
  • Vitesse croisière : 145 km/h
  • Moteur : Rotax 914 ULS de 114 cv
  • Diamètre du rotor : 8,23 m
  • Diamètre hélice : 1,70 m
  • Volume réservoir : 82 L
  • Longueur : 4,33 m
  • Hauteur : 2,80 m

Utilisations du M24 Orion :

  • École de pilotage : vol d’initiation au pilotage, instruction
  • Location de l’appareil à destination des pilotes privés
  • Vol découverte (baptême)
  • Vol Montagne

INFORMATIONS GÉNÉRALES ULM

Retrouvez des informations générales sur la pratique de l’ULM : les différentes classes d’ULM

PRÊT POUR RÉSERVER UN VOL?

Réservez votre « Bon pour un Vol » ou votre « Pochette Cadeau », à partir de 65 € par personne en cliquant sur le bouton ci-dessous…