Infos pratiques ULM Pendulaire

TOUTES LES INFOS PRATIQUES SUR L’ULM PENDULAIRE

Un « Deltaplane » propulsé par un moteur…

A SAVOIR

  • Sécurité : l’ULM Pendulaire n’est pas dangereux à condition de respecter les consignes de base de sécurité : bon entretien et vérification du matériel avant chaque vol, aptitude physique et mentale, analyse préalable des conditions météos, pilotage prudent, …
    Le pilotage d’un ULM se fait également toujours dans l’hypothèse qu’une panne moteur peut survenir à tout moment, cela fait partie du programme de formation. Le pilote est donc entraîné à évoluer dans des conditions telles que le potentiel de plané de son aéronef puisse toujours le ramener jusqu’à un terrain suffisamment accueillant pour qu’il puisse effectuer un atterrissage de fortune. Certains modèles d’ULM, sont équipés d’un parachute de secours, qui permet un retour au sol sécurisé même dans le cas d’un problème autre qu’une panne moteur (défectuosité à l’aile, par exemple …).
  • Saisons pour voler : toute l’année. Seules des conditions climatiques très perturbées sont à proscrire pour le vol en ULM. De par son poids réduit et sa relativement faible vitesse, l’ULM est assez sensible au vent fort (particulièrement lorsque il souffle en rafale …), ce qui le rend plus vulnérable que l’aviation plus « classique » à ces conditions particulières.
  • Côté pratique : s’habiller en fonction de la saison et de la météo annoncée. Attention en altitude il fait frais ! L’emport de caméra type GOpro, appareil photo est autorisé si ceux ci sont sécurisés (dragonne). Demander au pilote avant le vol pour plus d’informations.
  • Histoire : inventé dans les années 1940 aux USA, c’est en 1950 qu’évolue la fabrication des ULM Pendulaire, notamment grâce aux Ailes Rogallo du célèbre constructeur Francis Rogallo. Le sport se démocratise en France dans les années 1980.

LE BREVET ET LES QUALIFICATIONS

En France, pour voler en ULM pendulaire il faut disposer du brevet ULM théorique et d’un brevet pratique délivré par un instructeur habilité. Le brevet théorique est commun aux six classes d’ULM (paramoteurs, pendulaires, multiaxes, autogires, aérostats et hélicoptères). Le brevet pratique n’est délivré que pour une classe. La durée de la formation est environ de 20 heures, elle se déroule en double commande avec un instructeur en place arrière.

  • La formation au brevet d’ULM Pendulaire s’effectue en 3 phases
    • Phase 1, le brevet qui est composé :
      • d’une formation théorique (commune aux 6 classes d’ULM). Vous devrez vous procurer le manuel du pilote ULM pour vous préparer à l’examen organisé par la DGAC de votre région, sous forme de QCM. Au programme : mécanique de vol, météorologie, réglementation, navigation…Les titulaires des brevets de pilote privé avion, hélicoptère, planeur, n’ont pas à repasser l’examen théorique ULM, il est acquis par équivalence. Néanmoins, il faut mettre à jour ses connaissances en lisant le « manuel du pilote ULM ». Prérequis : Être âgé de 15 ans révolus et obtenir un certificat médical de non contre indication à la pratique de l’ULM (délivré par votre médecin traitant).
      • d’une partie pratique (le vol). Au programme : sécurité, découverte du vol, tenir et modifier une trajectoire, le virage, gestion du vol, le décollage, l’atterrissage, les pannes, virage grande inclinaison, gestion du vent de travers, navigation, etc…La durée de l’apprentissage dépend de chaque élève, de ses aptitudes, disponibilités, assiduité…etc. Il faut en moyenne entre 20 et 30 h de vol pour être « breveté ». Le brevet vous permettra de voler seul à bord soit sur une machine d’école, soit sur votre propre machine.
    • Phase 2, l’emport passagers Pendulaire : sous forme d’un stage ou à la demande et après une expérience suffisante en tant que pilote monoplace, vous passerez à nouveau un examen avec un instructeur ULM, suivant un programme fédéral, afin d’obtenir l’autorisation d’emport d’un passager.
    • Phase 3, la qualification radiotéléphonie en langue Française : cette qualification (Phase 3) est commune à toutes les classes d’ULM.
Pendulaire
Pendulaire

TECHNIQUE DE VOL

  • Un pendulaire se pilote par déplacement du centre de gravité. Le centre de gravité se trouve au-dessous de l’aile delta, comme un pendule, d’où son nom : pendulaire.
  • Au sol : le contrôle au sol de l’appareil se fait aux pieds, la roue avant étant directrice. Le pied droit contrôle la puissance moteur et le pied gauche les freins. La puissance moteur peut également être contrôlée par un levier placé à droite ou à gauche du siège du pilote selon le modèle.
  • En vol : les manœuvres s’effectuent en déplaçant le poids du pendule constitué du chariot et du corps du pilote, par rapport à l’aile. Le pilote tient la base du triangle (appelé « trapèze »), soit la barre de contrôle, qui se situe approximativement à une vingtaine de centimètres devant lui en vol stabilisé en palier, à hauteur de la poitrine. Un déplacement latéral du pendule incline l’aile dans sa direction et occasionne donc une virage dans cette direction. Ainsi en pendulaire pour tourner à droite, il faut déplacer son poids vers la droite en poussant la barre de contrôle vers la gauche. Une action à piquer est obtenue en déplaçant son poids vers l’avant en tirant la barre de contrôle vers soi. Une action à cabrer est obtenue en déplaçant son poids vers l’arrière en poussant la barre de contrôle en avant.
  • L’autonomie : selon la machine (contenance du réservoir, mono ou bi-place, motorisation, design aérodynamique, …).
    En moyenne une machine de « Club » consomme environ 10 litre d’essence par heure. Avec son réservoir de 60 litres et en gardant une marge de sécurité, cette machine peut donc voler un peu plus de 5 heures sans escale et donc parcourir environ 400 Km si le vent de face n’est pas trop conséquent .
  • Altitude : la réglementation impose une hauteur minimum au dessus de 150 m sol et une altitude maximum réglementaire est de 5 950 m. Le survol de certains « obstacles » (usine, agglomération, rassemblement de personnes, …) entraîne des hauteurs de survol minimum spécifiques comme précisé dans la réglementation et les cartes aériennes.
  • Vitesse : sa vitesse se situe généralement entre 80 et 120 Km/h en fonction du type d’aile.
  • Le prix : entre 15.000 et 35.000 euros suivant sa motorisation, son aile, son chariot et son niveau d’équipement pour un appareil neuf. En occasion à partir de 5 000 euros.

INFORMATIONS GÉNÉRALES ULM

Retrouvez des informations générales sur la pratique de l’ULM : les différentes classes d’ULM

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